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Le brevet informatique et Internet, c'est quoi ? Un nouvel
examen ?
Non : Le brevet Informatique et Internet n'est pas un diplôme
mais une attestation.
Il est délivré par le chef d'établissement, à
la fin de l'école primaire (Niv 1) et à la fin du collège
(Niv2) sur proposition de l'équipe pédagogique pour le collège.
Faut-il organiser des examens pour valider le B2i?
Non, le B2i n'est pas un examen. Sa validation repose sur un contrôle
continu des compétences et des connaissances acquises au cours
des activités ordinaires de la classe, dans toutes les disciplines
y compris lors des travaux de documentation.
L'attestation n'est donnée que lorsque toutes les compétences
sont validées.
Comment faire ?
A l'école, comme au collège, les TICE sont avant tout un
outil au service des apprentissages des diverses disciplines. C'est donc
dans des contextes variés, où les élèves recourent
en fonction des besoins réels, à l'usage des technologies
de l'information et de la communication, que les enseignants vérifient
l'acquisition des compétences spécifiées pour le
brevet informatique et internet.
Le brevet informatique et Internet, est-il un brevet à
passer en fin de troisième avec le brevet des collèges ou
à un autre moment ?
Les règles pour rendre opérationnel ce texte s’établissent
sous la responsabilité du chef d'établissement
dans le cadre du projet d'établissement. Il y a un
vrai travail de réflexion et de concertation à
mener dans chaque établissement par les équipes
pédagogiques, voire par l'équipe éducative
afin de trouver des situations particulières et de
mettre en place des temps pour l'évaluation. C'est
à l'équipe pédagogique de trouver des
temps, des situations où l'évaluation se fera
de façon groupée. Plusieurs compétences
en même temps par exemple, lors d'une situation particulière.
En aucun cas il est précisé qu'une période
spéciale en fin de troisième de type "Brevet
des collèges" sera organisé. Au contraire,
c'est pendant les quatre années du collège que
devront progressivement être évaluées
toutes les compétences.
S'il n'est pas possible d'attester de l'ensemble des compétences,
que se passe-t-il ?
Même si l'élève n'obtient pas l'attestation en fin
de troisième, il faut essayer de valider ce qui est possible. C'est
en effet un travail de repérage de compétences très
intéressant, car c'est à partir des informations portées
sur la feuille de position qu'un état des compétences informatiques
à l'entrée en seconde pourra être réalisé
(la situation est identique lors du passage du primaire au collège).
De plus, il est tout à fait possible de commencer à attester
des compétences de niveau 2, même si toutes celles du niveau
1 ne sont pas remplies.
A l'issue de la troisième, doit-on valider l'intégralité
du B2i, ou une feuille de position partiellement complétée
peut-elle être utilisée ?
Le B2i consacre l'acquisition d'un ensemble de compétences.
Dès lors que toutes les compétences attendues ne sont pas
acquises, il ne peut être délivré.
Cependant, dans tous les cas, la Feuille de position, dûment renseignée,
constitue une reconnaissance des savoir-faire de l'élève
et un outil de suivi, non seulement au collège, mais aussi lors
de l'entrée au lycée.
Possibilité de réaliser le niveau 1 à partir de
la sixième ?
Le B2i niveau 1 est prévu pour l'école élémentaire.
Cependant, les élèves actuels du collège n'en ont
pas bénéficié.
Il est donc possible (et souhaitable) de mettre en place les
feuilles de position niveau 1 pour toutes les classes dans
lesquelles cette démarche sera possible.
Les programmes de technologie permettent d'atteindre les objectifs du
B2i. Comment obtenir les matériels et les moyens humains nécessaires
pour y parvenir ?
Les enseignements de technologie sont les seuls, au collège, pour
lesquels les technologies de l'information constituent un objet d'enseignement.
Pour autant, d'une part les enseignements de technologie ne se limitent
pas aux usages de l'ordinateur, et d'autre part le B2i n'est en aucune
manière une validation de compétences liées à
cette discipline.
Le développement au sein des enseignements de technologie d'une
pédagogie orientée vers l'évaluation que constitue
le B2i serait à la fois non conforme aux programmes et instructions
en technologie et aux modalités de mise en place du B2i.
Le B2i doit être l'affaire du conseil des professeurs de la classe,
chacun intervenant en fonction des modalités d'utilisation des
TIC dans sa discipline et de ses compétences professionnelles et
personnelles.
Les enseignants de technologie peuvent occuper une place spécifique
dans le dispositif, comme c'est d'ailleurs souvent déjà
le cas vis à vis des TICE dans l'établissement. Mais, par
ailleurs, les documentalistes occupent aussi une place spécifique
par rapport à un nombre significatif d'items de la Feuille de position,
ainsi que les enseignants des autres disciplines pour tel ou tel item
(tableur en mathématiques, organisation de l'information dans toutes
les disciplines, etc.).
Le B2i relève-t-il d'une discipline en particulier?
Non, à l'école comme au collège, dans toutes les
disciplines, il est justifié et nécessaire que les élèves
recourent en diverses circonstances aux technologies de l'information
et de la communication qui sont des outils au service des activités.
Les compétences du référentiel soulignent la dimension
transversale de leur utilisation. Au collège, il convient tout
particulièrement que les professeurs des différentes disciplines
se concertent pour préciser la contribution de chacune d'elles
aux acquisitions et à la validation du B2i de niveau 2 et, le cas
échéant, de niveau 1. Les activités de documentation
sont bien entendu concernées et les enseignants documentalistes
sont donc très naturellement associés aux concertations,
à la mise en uvre et à la validation du B2i.
Le brevet informatique et Internet, c'est l'affaire d'une discipline
uniquement ?
L'attribution du brevet (B2i) doit être une affaire
collective. L'informatique et l'usage de l'Internet sont des
outils au service de tous les apprentissages dans toutes les
disciplines. Pour cette raison sur la feuille de position
il est demandé "le nom" et "la discipline
de l'enseignant" qui validera la compétence.
Cela ne doit pas être uniquement l'affaire de la technologie en
sachant quand même, que cette discipline peut participer grandement
à la réussite de ce projet eu égard à sa spécificité
(voir le paragraphe "les modalités de vérification
des compétences").
Comment assurer les enseignements nécessaires au B2i sans dotation
horaire complémentaire ?
Le B2i ne constituant pas un enseignement, aucune dotation horaire complémentaire
n'est nécessaire pour sa mise en place.
Il s'agit avant tout de confier aux élèves les feuilles
de suivi, et de valider les compétences à la demande des
élèves, avec un suivi dans le cadre du conseil de classe.
Les compétences requises sont développées au sein
des enseignements des différentes disciplines, au service des usages
des TICE.
La mise en place d'une pédagogique spécifique,
guidée par l'évaluation attendue, irait à
l'inverse des objectifs visés.
Comment identifier les compétences disponibles chez les enseignants
pour valider les items des feuilles de position ?
Tous les enseignements peuvent et doivent utiliser les TICE. Potentiellement,
tous les enseignants peuvent donc participer à la validation des
items des feuilles de position B2i.
Une concertation entre les enseignants devra pouvoir déterminer
quelles compétences du B2i sont utilisées dans les pratiques
disciplinaires utilisant les TICE, ce qui doit permettre de déterminer
collectivement les enseignants susceptibles de valider tel ou tel item.
Il ne s'agit pas de validation de compétences disciplinaires,
mais de compétences transversales dans un contexte
d'usage. Chaque enseignant, dans le cadre de sa fonction éducative,
peut être à même de dire si un élève
a des compétences "suffisantes" dans la maîtrise
de la lecture, du langage du calcul. Il devrait en être
de même pour le B2i.
Si les compétences nécessaires ne sont pas disponibles ou
pas réparties sur un nombre significatif d'enseignants, il apparaît
nécessaire de définir le besoin de formation correspondant.
Cependant, il ne peut s'agir de formations spécifiquement organisées
pour le B2i, celui ci ne constituant pas un corpus d'enseignement. Les
formations nécessaires sont celles liées à la mise
en oeuvre des TICE au sein des disciplines, dans le cadre des programmes
d'enseignement.
Comment identifier, et obtenir, les formations nécessaires pour
le B2i ?
La concertation sur la mise en place du B2i peut déboucher sur
un constat de compétences qui paraissent insuffisantes pour valider
les items de la feuille de position, ou sur un constat de compétences
trop concentrées sur un nombre réduit d'enseignants, et
pas assez réparties sur l'ensemble de l'équipe pédagogique.
Dans les deux cas, il est nécessaire de conduire une analyse des
besoins de formation.
Cependant, ces besoins ne relèvent pas du B2i en tant que tel,
mais de l'ensemble des enseignements disciplinaires, et plus particulièrement
des usages pédagogiques des TICE dans telle ou telle discipline,
en accord avec les programmes et textes sur la rénovation du collège.
L'informatique et/ou les technologies de l'information ne constituent
pas un corpus d'enseignement. Les compétences validées par
le B2i sont des compétences transversales, comparables, dans le
cadre de l'émergence d'une société de l'information,
aux compétences fondamentales développées par l'école,
et qui ne font pas partie des contenus d'enseignement du collège.
Les compétences TIC se développent bien sûr
à l'école, mais aussi dans d'autres cadres :
domicile, bien sûr, mais pas uniquement. Le développement
d'espaces culturels multimédias, d'espaces publics
numériques, de cyberbases, points cybers-jeunes et
autres fournit autant d'opportunités de les acquérir.
Le rôle de l'école est ici de valider ces savoir-faire,
dans le cadre de situations d'apprentissages.
Peut-on modifier la feuille de position à distribuer aux élèves
?
Oui, si l'on respecte l'esprit de chacun des items
et donc les marges de liberté sont très étroites.
Il est par exemple possible de modifier l'intitulé
pour adapter la compétence aux activités spécifiques
menées dans l'établissement. Déjà
des équipes pédagogiques se sont approprié
la mise en uvre du B2i. Elles ont personnalisé
les feuilles de position et en ont fait "un cahier de
compétences" que l'élève a toujours
en sa possession. C'est une bonne initiative ; d'autres exemples
seront donnés sur les sites académique et ministériel
au fur et à mesure des travaux de chacun.
Le B2i valide des compétences de type "réseau".
Cela signifie-t-il que le réseau est un équipement pédagogique
indispensable ?
En collège, le réseau est indispensable à plus d'un
titre.
Il l'est vis à vis des programmes de technologie, dont les contenus
abordent ses fonctionnalités. Il l'est également, par exemple,
en matière de CDI pour ménager un accès aux ressources
d'information.
Il l'est également dans le cadre d'un développement rationnel
des parcs et de l'usage d'Internet, comme cela est fortement affirmé
par le Plan d'action gouvernemental pour la société de l'information
depuis 1997.
Il est clair que le réseau pédagogique est indispensable
dans chaque établissement. Il peut, de façon transitoire,
s'agir d'installations limitées à quelques salles ; en fonction
des réalisations des câblages, qui s'étalent sur plusieurs
années, ces réseaux limités évolueront progressivement
vers un réseau global d'établissement
Les équipements actuels du collège ne permettent pas de
mettre en oeuvre le B2i actuellement. Quelles dispositions peut-on prendre
?
Le B2i n'est ni un enseignement, ni un examen. Il s'agit d'une validation
des compétences développées dans le cadre de tous
les enseignements (disciplines, activités transversales), à
l'école pour le niveau 1 et au collège pour le niveau 2.
Mettre en oeuvre le B2i, c'est valider les compétences développées
au fil des enseignements, au cours des usages des TICE.
Constater que les équipements ne permettent pas de mettre en oeuvre
le B2i, c'est constater de fait qu'il n'est pas possible d'assurer les
enseignements conformément aux programmes et instructions officielles.
Si tel est le cas, il ne peut être envisagé de décrire
les équipements nécessaires au B2i, mais bien les équipements
nécessaires à l'application des directives dans l'ensemble
des enseignements.
Le B2i et la formation : quels besoins? Quelles formations?
La mise en place du B2i peut être l'occasion d'analyser les compétences
disponibles pour valider ses items.
Si l'équipe pédagogique considère qu'elle ne dispose
pas des compétences nécessaires pour une mise en oeuvre
par l'ensemble de ses membres, elle fait de fait le constat non seulement
de l'impossibilité d'assurer le B2i, mais aussi implicitement l'impossibilité
d'assurer l'intégration des TIC dans les enseignements disciplinaires,
telle qu'elle est prévue dans les textes.
Le besoin de formation mis en évidence par le B2i n'est donc pas
uniquement lié au B2i, mais à un plan global de formation
à la maîtrise des TICE au sein des pratiques disciplinaires.
Le B2i est donc l'occasion de faire un bilan global en matière
de TICE, et d'élaborer un plan de formation pour un développement
des usages des TICE dans chaque discipline
Le B2i et l'équipement : quelles incidences sur l'évolution
des parcs ?
Le B2i n'est ni un nouvel enseignement, ni un nouvel examen.
Il s'agit d'une validation des compétences acquises dans l'ensemble
des pratiques pédagogiques ayant recours aux TICE.
Le B2i ne peut donc être, en lui-même, à l'origine
d'un besoin en termes d'évolution du parc.
En revanche, le B2i peut être l'occasion du constat
d'une mise en oeuvre insuffisante dans de multiples disciplines,
que l'on sera souvent tenté de justifier par la non-existence
d'un équipement suffisant.
Les plans académiques successifs visant au développement
des TICE ont conduit à une évolution significative des parcs
dans les collèges, avec le soutien des collectivités concernées.
Il appartient à chaque établissement d'organiser un accès
optimal aux équipements, l'accroissement des parcs posant des problèmes
considérables au-delà du financement initial (coûts
de fonctionnement). La pleine utilisation par tous conduit à éviter
au maximum la spécialisation des machines par discipline ou groupe
de disciplines, au profit d'exploitations partagées.
Les parents d'élèves et le B2i : comment faire connaître
ce qui est fait, répondre à leurs attentes ?
Les décisions du Comité Interministériel pour la
Société de l'Information, qui comprenaient l'annonce du
B2i, ont connu une large diffusion auprès du grand public.
Les parents sont souvent très sensibles aux aspects liés
à la maîtrise des technologies de l'information.
La mise en oeuvre du B2i, et en particulier des feuilles de position qui
ont vocation à être associées au dossier de l'élève,
doit faire l'objet d'une information auprès des parents d'élèves.
Il pourra de même être utile d'aborder la question du B2i
dans le cadre du Conseil d'administration, afin de présenter la
démarche définie par l'établissement pour sa mise
en oeuvre, ainsi que les éventuelles difficultés et mesures
à prendre.
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