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Politique académique de l’éducation artistique et de l’action culturelle |
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Les grands objectifs
La Loi d’orientation pour l’avenir de l’école
L’éducation artistique et l’action culturelle sont inscrites dans la Loi d’orientation pour l’avenir de l’école et constituent une composante à part entière de la formation scolaire primaire et secondaire.
« Moment privilégié de rencontre avec l’ensemble des patrimoines et de sensibilisation aux différentes formes artistiques et culturelles, elles sont un facteur d’épanouissement personnel ; elles participent à la culture et à la formation de l’esprit critique de chaque élève ; elles contribuent à l’égalité des chances. »
Parallèlement aux enseignements obligatoires et optionnels, l’éducation artistique et l’action culturelle développent les activités complémentaires et les approches croisées en lien avec le temps scolaire. Elles visent à développer l’égal accès de tous à l’art et à la culture. L’action culturelle s’étend également aux activités complémentaires à caractère scientifique et technologique.
La culture humaniste et le Socle commun de connaissances et de compétences
L'éducation artistique et l'action culturelle s'inscrivent désormais dans le Socle commun de connaissances et de compétences, au travers du cinquième pilier - La Culture humaniste-
« Les élèves doivent être capables :
- de lire et utiliser différents langages, en particulier les images ;
- de situer dans le temps les événements, les œuvres littéraires ou artistiques, les découvertes scientifiques ou techniques étudiés et de les mettre en relation avec des faits historiques ou culturels utiles à leur compréhension ;
- de faire la distinction entre produits de consommation culturelle et œuvres d’art ;
- d’avoir une approche sensible de la réalité … ».
L’éducation artistique et l’action culturelle ainsi que les enseignements artistiques contribuent à l’acquisition des savoirs fondamentaux et sont également présents dans l’ensemble des sept piliers du Socle commun de connaissances et de compétences :
- la maîtrise de la langue française dans toutes les activités de production, d’interprétation et de restitution de faits artistiques et culturels ;
- la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication par les découvertes des créations numériques et l’engagement de la réflexion d’auteur ;
- les compétences sociales et civiques par la démarche d’ouverture sur la création et l’invention ;
- l’autonomie et l’initiative par le développement de projets individuels ou collectifs ;
- la connaissance des principaux éléments des mathématiques ;
- la maîtrise d’une culture scientifique au moyen de rencontres vivantes avec les acteurs du monde scientifique et technique.
Le rôle central de la pratique
Il s’agit d’éveiller le désir de rencontrer des créations artistiques contemporaines et de vivre des événements culturels singuliers, de promouvoir l’esprit d’initiative et de créativité de l’élève placé en situation d’acteur. La pratique artistique et culturelle permet la promotion de la recherche, de l’invention, de l’expérimentation créatrice qui est fondamentalement distincte d’un simple travail d’application. Les gestes ainsi requis et la notion d’expérience se retrouvent également au cœur de la démarche des ateliers scientifiques.
Les arts vivants et les pratiques contemporaines
L’éducation artistique doit permettre une approche vivante et structurante des questions et faire accéder à la création artistique contemporaine pour éduquer les élèves à l’art et aux œuvres de leur temps.
On développera les arts visuels (arts appliqués, arts plastiques, cinéma et audiovisuel, éducation à l’image, à l’espace et au patrimoine construits …), les arts du son (musique vocale et instrumentale, travail du son…), les arts du spectacle vivant (théâtre, danse, cirque).
On développera également les approches culturelles permettant de forger des repères communs et la compréhension du patrimoine artistique (histoire des arts).
On favorisera les approches transdisciplinaires.
La démarche partenariale
En art comme en science, la démarche engagée exclut tout individualisme et toute démarche solitaire. Elle vise à promouvoir le travail en équipe et les pratiques collectives ou coopératives. Elle exige que soit engagée une politique culturelle ou scientifique globale qui se fonde sur les projets d’école ou d’établissement.
L’encouragement donné à un développement de la pratique des arts dans une dimension collective doit conduire à accroître la fréquentation des équipements culturels par les élèves volontaires, à ouvrir l’école sur son environnement. Il s’agit donc de multiplier les collaborations entre l’école et les artistes, les établissements culturels, les collectivités territoriales, les services régionaux de la Culture, les scientifiques et les structures scientifiques, de renforcer le partenariat entre les services culturels ou scientifiques et les services éducatifs.
Les orientations académiques
Les atouts
Dans l’Académie de Lille, l’éducation artistique et l’action culturelle disposent de moyens humains et de ressources de qualité :
- Les commissions de la D.A.A.C – Délégation académique aux arts et à la culture :
des commissions dans les différents domaines artistiques (arts appliqués, arts plastiques, photographie, architecture, cinéma et audiovisuel, écriture et littérature, danse, musique, patrimoine, théâtre et arts du cirque) et scientifiques (culture scientifique et technologique, environnement) sont pilotées par des inspecteurs et animées par des professeurs chargés de mission.
- Les professeurs mis à disposition :
Plus de 170 professeurs disposent de décharges partielles et sont mis à disposition des structures culturelles pour l’animation et la production pédagogiques, sous l’autorité des inspecteurs responsables.
- Des dispositifs stables chaque année :
Une centaine d’ateliers artistiques, une cinquantaine d’ateliers de pratique scientifique et technologique, des classes à PAC, une quarantaine d’Espaces Rencontre avec l’œuvre d’Art ( EROA), cent vingt rencontres chorales, des Olympiades de mathématiques, de chimie et de physique, des concours sciences, l’action « Physique itinérante », la Journée académique « Mémoire ».
- Une formation Action culturelle dynamique (35 stages déposés au PAF second degré) impliquant un partenariat Rectorat-DRAC
Un pôle d’action culturelle a été développé à la Délégation académique aux arts et à la culture, pour faciliter le travail des diverses commissions.
Un Groupe de pilotage académique associe les corps d’inspection de la Délégation académique aux arts et à la culture pour le second degré (collèges, LEGT et LP), les coordonnateurs départementaux pour le premier degré, les représentants du CRDP, de la DAFOP, de la DPOSS et de la DRAC, sous la conduite du DAAC.
L’Académie de Lille entretient des relations partenariales anciennes et fructueuses avec la DRAC et les collectivités.
Les obstacles
- Les offres culturelles multiples émanant des structures et des collectivités peuvent entraîner une dispersion des actions.
- Les déséquilibres géographiques sont encore très marqués.
- La diversification de l’accès à des domaines artistiques différents reste encore difficile à développer.
- Les parcours et la continuité sont à renforcer.
Les orientations
Le travail engagé depuis plusieurs années par tous les acteurs de l’éducation artistique et de l’action culturelle tend vers les mêmes objectifs : généraliser l’accès à la culture, diversifier l’offre culturelle, favoriser la continuité.
L’Ecole joue un rôle essentiel dans l’accès à l’art et dans la réduction des inégalités entre les territoires et les populations. Son action s’exerce en priorité dans les zones socialement défavorisées ou géographiquement isolées. Un effort particulier sera entrepris pour associer les élèves handicapés aux activités artistiques et culturelles.
L’académie de Lille se propose donc de poursuivre ces efforts pour :
- La recherche d’un meilleur équilibre entre les territoires :
- par l’aide aux projets d’établissement, notamment les collèges Ambition-Réussite, les Réseaux d’éducation prioritaire et les établissements géographiquement isolés ;
- par une utilisation renforcée des structures et ressources locales.
- La recherche d’une meilleure cohérence entre les actions :
- par une réflexion sur les liens entre l’action culturelle et les apprentissages fondamentaux, visant à la réussite des élèves ;
- par la recherche d’une offre artistique diversifiée mais cohérente ;
- par des échanges avec les différents partenaires sur les liens entre le temps scolaire et le temps périscolaire, par exemple par le développement des CLEA. (Contrats locaux d’éducation artistique) ;
- par des chartes concertées de développement des pratiques expressives (1er et 2nd degrés).
- La recherche d’une meilleure continuité :
- entre les domaines artistiques et entre les domaines scientifiques, notamment par la formation ;
- par une réflexion sur les actions pluridisciplinaires ;
- par le développement des compétences professionnelles des enseignants des écoles élémentaires et maternelles, en recentrant leurs formations sur les enseignements obligatoires d’éducation musicale et d’arts visuels.
- par une réflexion sur la notion de parcours, entre les différents niveaux (école, collège, LEGT, LP) et construire progressivement, au cours de la scolarité primaire, une première identité culturelle pour chaque élève ;
- par l’encouragement des initiatives de liaison entre le 1er et le 2nd degré.
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